patient 13

Publié le par Seagull


*yno est fou, et je suis mort.

Je l'attendais de pied ferme, cette nouvelle édition de l'ovni ludique sorti il y a quelques temps déjà des méandres du cerveau - torturé - du Dr Frankenstein. Il faut dire que la version amateur avait déjà sérieusement de quoi mettre l'eau à la bouche, P13 fait partie de ces jeux qu'on oublie jamais vraiment...

*yno est fou. C'est ce que je me suis répété 100 fois, 1000 fois, en feuilletant l'objet : un graphisme tout droit sorti d'un bad trip d'acides, des références obsessionnelles au nombre 13, ces petites phrases absurdoïdes prêtes à retourner les neurones du lecteur au détour d'un coin de page... Patient 13, avant d'être un jeu, c'est un objet, un concept artistique - n'ayons pas peur des mots - complètement barré, de ceux qui ne laissent pas indifférents, qui intriguent et qui font tourner l'imagination à plein régime pendant longtemps...

*yno est fou, et moi je suis déjà mort de peur, de rire, de vertige, de délectation alors que je n'ai même pas encore lu une ligne du jeu. Et quand enfin je m'y mets, le contenu est à la hauteur de mes - hautes - espérances, et même au-delà. Le contexte est riche à souhait, fourmille de pistes d'intrigues, on a tout de suite envie d'y rajouter ses propres patients et d'y programmer des séances. Et - divine surprise ! - les règles ne sont pas en reste, simples et originales, aussi ajustées à l'univers de P13 qu'une camisole à un patient. Il y a tout ce qu'on peut rêver pour jouer dans les 13 chapitres du livre, et même plus encore avec les intrigues réactives et les drogues administrées par les blouses blanches... Thanatos, la campagne en 13 épisodes qui clôt le jeu ne fait pas exploser l'hôpital, mais elle réserve quand même quelques révélations et rebondissements de premier choix et elle a ses morceaux de bravoure - le basilic !

*yno est fou, je suis fou, on est tous fous, ou morts, ou les deux, ou tout ça à la fois.

Et surtout en attendant Patient 13 est un petit bijou, un bonheur à regarder et à lire, et un jeu qui donne furieusement envie de devenir fou, au moins le temps d'une séance.

Et en bonus, la dédicace du Docteur en personne, récupérée à la Gencon :

Publié dans copinage

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